Archives du mot-clé Chafab and co

nos chroniques de la martinique (1/ ?)

c’est est un peu comme une évidence, comme si l’appel résonnait au-dessus Mornes et des Ravines, passant les Anses et les Mangroves, les cascades d’eau et ses rivières … comme on murmurait à l’oreille des chevaux :  » Donnez à ce bloc ses Carnets, remettez vos enquêtes au goût du jour, toujours en passant par le bloc et après, par les réseaux sociaux ! Sinon, à quoi sert-il ? »

Et c’est vrai qu’on avait tous un peu délaissé le blog pour plus raconter le familial, notre vie, nos expériences, nos tristesses, nos joies de vivre ensemble, la famille surtout la Famille; parfois sans plus jamais se raccorder à ces Carnets qui nous font vivre. Le voyageur comprendra qu’il est plus difficile de raconter un monde en étant sédentaire qu’étant nomade sur les routes du voyage. La dernière interview révèle aussi cette part de nous :  » Quand nous sommes fixés dans la famille, cela n’intéresse plus grand monde ! » Nous l’avions expérimentée, cette sensation dans notre voyage à notre arrivée en Inde : nous étions chez nous en famille à Pondy.

De même, lorsque nous sommes arrivés ici, en Martinique, de part la scolarisation, les enfants ont arrêté de voyager : ce lieu commun qu’est la Martinique, pourquoi le raconter ? Nous sommes à la maison ? Qui raconte sa maison ? Alors ?

Ils se marrent, les enfants, dans les enquêtes, se fâchent quand il faut suivre ou pas suivre, s’étonnent des endroits découverts, s’extasient toujours des richesses. Un expert en Com’ disait : « Sur votre blog, mettez toujours l’article qui colle aux réseaux sociaux. ». A cette remarque :  » Nous qui écrivons des textes parfois longs; ça ferait.. ? ». Bien, nous dit-il.

Ok, on essaie …

Aujourd’hui, un grand moment j’apporte notre livre dans les mains des présidents des Agglomérations des Communes du Centre (CACEM) et de l’Espace Sud : Comme le Cap Nord, par eux, ils pourront aussi distribuer le livre dans toutes les communes de Martinique. C’est un pari, c’est aussi une rencontre mais surtout une occasion en or de (re)découvrir la digue de Sainte-Luce.

on réessaie la même photo ! Celle-là, elle est belle !

Une digue mythique où il fait bon vivre et déambuler, entre les restaurants très connus pour leur BBQ à même la plage, les crustacés et autres trésors de la pêche quotidienne; aujourd’hui, tout le monde est prêt à ouvrir à nouveau, le bourg n’attend que cela.

A découvrir prochainement dans nos Carnets (vol 3) de nos découvertes de la Martinique !

Mais plus encore, cette fois-ci, la découverte que nous attendions tant, et je soupçonne que Cha ne soit pas trop contente de l’avoir juste entre-aperçu sans elle, mais l’envie était trop belle, surtout les grilles ouvertes qui ne demandaient qu’à y entrer timidement : Une habitation comme à Orcha (!), petit bourg de l’Inde du Nord entre Varanasi et Delhi, à l’abandon mais en passe d’être très vite restaurée : La villa (?) Aubéry ?

Promis, nous vous raconterons tout dans le volume 3, car cette fois-ci, continuant la route entre les Mornes, passant Rivière-Pilote et Saint-Esprit, retour au François et là, il faut arriver à Ducos, pour finalement s’arrêter là ! Je n’ai pas pu m’empêcher que ce trésor sera raconter au volume 4 (!!!) car au Centre !

Allez, si comme ça, c’est le kif du retour au voyage, nous pouvons vous la refaire à l’envers, et remonter le temps; nous ? Nous ne sommes que des passeurs de Carnets de Routes après tout !

Ce sont des Carnets Chafab and Co

Mille bisous,

Chafab and Co

maya et fabien presentent :  » splendeurs de la martinique (VOL 1) : a LA (RE)DeCOUVERTE DES tresors DU nord-caraïBE « 

C’est une grande première pour Maya et surtout une expérience unique de découvrir les interview en direct à la radio. Un monde particulier qui allie la spontanéité, la réflexion et surtout l’instantanée. Une fraction de seconde pour écouter et déjà donner sa réponse; le micro à quelques centimètres de la bouche, sa propre voix qui résonne dans les oreilles ! C’est parti pour tous les deux de raconter nos aventures de Chafab and Co sur les Routes de la Martinique. Un délicieux moment à découvrir !

Mais plus encore, ils nous faut tous les deux faire en sorte que chacun de nos mots soit pesé, pensé pour qu’ils reflètent la réalité de ce que nous avons vécu depuis notre arrivée il y a déjà vingt mois, faire en sorte aussi que toute l’île entende bien que notre livre sera dès la mi-juin dans toutes les librairies et commerces; c’est notre pari, c’est aussi une immense fierté pour toute la famille.

Au delà du boulot de Papa comme le disent si souvent les enfants, et je vous le garantis, c’est plus qu’une boulot à plein temps (!!!), il s’agit aussi de pouvoir partager au plus grand nombre ces « enquêtes » dans toutes les communes du Nord-Caraïbe, toujours avec cette écriture si caractéristique des Carnets de voyage; et Maya a bien raison de repenser à quel point Noé, Eléonore et elle-même ont plus que contribué à l’écriture de ce blog si particulier. Quelques extraits de ces reportages dont on ne se lasse pas et bien sûr son enquête sur une ethnie si particulière au Laos dans le plateau des Bolovens.

Au Laos, à la découverte d’une étrange ethnie dans les Bolovens
Quand les enfants pensent à leur Association préféré : « Les Enfants de Pondy »
Sous la pluie battante au Vietnam, dans la baie d’Along terreste
Dans le froid de Sappa (Vietnam)
Eléonore s’y met aussi !!!
Délires dans la voiture
La toute première ! Noé à Bangkok
Quand Papa se prend pour le présentateur de « Secrets d’Histoire »
En Thaïlande, les premiers jours : l’ïle de Kho Chang
Les voeux de Noël à Pondy

Ce livre « Splendeurs de la Martinique (vol 1) : A la (re)découverte des Trésors du Nord-Caraïbe » sera déposé sur les bancs des Collèges de Notre-Dame de la Déllivrande, du Séminaire Collège Sainte Marie et du Couvent de Cluny, qui en ont tous fait la commande. A présent, une seconde édition voit le jour pour l’ouvrir à toutes les communes de Martinique et surtout aussi à tout le public qui sera sans aucun doute heureux de (re)découvrir ses propres trésors.

Le premier volume donc avant celui qui est déjà en route qui nous verra découvrir le Nord-Atlantique, puis le Sud, et terminer par le Centre et la baie de Fort-de-France : Une aventure à ne pas manquer et surtout un livre à avoir dans sa bibliothèque. Réservez-nous bonne accueil !

Mille bisous à bientôt,

Fabien Prakash pour

les Chafab and Co

NB/ à présent, comme demandé dans une commune du Nord-Atlantique, il y aura tous les trois jours, ce que les abonnés de FB ont déjà vu en temps réel, quelques extraits de nos enquêtes du Nord-Caraïbe, effectuées en 2020, avant celles qui seront bientôt dans le volume 2 sur le Nord-Atlantique. A Bientôt !

Jaiselmer, aux portes du désert,… Bienvenue au Rajasthan et ses mille photos ! (1ère Partie)

C’est un rêve que nous accomplissons aujourd’hui, découvrir les merveilles et les richesses du Rajasthan, le voyage dans le voyage, un autre pays dans l’immense pays qu’est l’Inde,…et il est aussi mythique que les rêves du partir vers la Thaïlande ou le Cambodge ou le Vietnam ou encore.le Laos,… un pays de rêve, tellement dedans comme dehors de l’Inde, à part, un vrai cinquième pays dans cette merveilleuse année ! Lors de cette dernière dizaine d’années, le temps des visites, nous l’avions consacré à écumer le Tamil Nadu, le Kerala et Goa,… le sud avec nos enfants. Aujourd’hui, nous rêvons du Rajasthan, et ils vous en font une vidéo délirante !!! A nous l’aventure !!!

Il était plus que temps pour nous de monter vers le Nord et visiter enfin des sites enchanteurs comme Jaiselmer, Jodhpur, Udaipur, Jaipur, Agra et son Taj Mahal et pour finir Delhi … le circuit est dessiné, nous commencerons par la fin, par l’extrême ouest de l’Inde, à la frontière du Pakistan, aux portes du désert du Thar, dans les dunes de Sam donc : Jaiselmer et sa forteresse aux pieds des dunes !

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Nous sommes partis aux aurores de Pondy pour rejoindre Chenai airport, un vol intérieur jusque Delhi, les joies de se retrouver à nouveau dans les airs et le parfum particulier des aéroports.

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Un avion bombardier à hélices rend l’aventure plus délicieuse encore quand nous survolons le Rajasthan, ses plaines arides, son désert. L’aéroport de Jaiselmer est récent, les bâtiments sont neufs et annoncent la couleur ocre des palais, le décorum est monumental, et… des militaires partout. La principale base aérienne chargée de surveiller la frontière du Pakistan est gigantesque, les campagnes environnantes sont peuplées des différents corps expéditionnaires de l’armée indienne. Une jeep nous cueille à l’aéroport, et nous voilà partis déjà dans les dunes qui nous offrent une vue imprenable et majestueuse du fort, au soleil couchant.

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Nous logeons dans une guesthouse aux pieds des remparts, accueillis par Manu, Anu et Rajha. Après un changement d’hôtel rapide nous découvrons avec admiration la terrasse qui sera notre endroit de repos après cette journée de trajet,.. et nos doux rêves vers les sables et ces instantanées de notre quartier proche.

Ce matin, après un bon déjeuner, la température grimpant si vite, nous partons vers cette forteresse si vivante : le marché traversé sous les regards curieux de la population locale, des sourires, des curiosités échangées, et loin des commentaires des guides, nous avons trouvé un endroit chaleureux, bienveillant, et souriant. La population locale devine qu’il y a en nous comme un truc incompréhensible : « Que viennent faire une top-modèle avec ses trois grands enfants et un petit bout d’homme qui salue tout le monde, avec un étrange beau mec qui ressemble à un Indien moderne en short à travers les rues ? »

(c’est Fab qui parle).

Allez, c’est parti pour la visite !!!

La forteresse est un dédale de ruelles qui me font penser à Dubrovnik, Carcassonne, … l’avis n’est pas partagé par tous, les maisons sont grandioses, sculptées dans cette même pierre de grès unique dans la région. Les échoppes des habitants offrent tout l’artisanat possible, le plus impressionnant ? Le silence et la complexité des sept temples jaïns en son sein. Le Jaïnisme est une religion dite presque monothéiste suite à sa mixité forte entre les acquis spirituels de l’hindouisme et le bouddhisme,… entre ses sculptures très shivaïstes et cet unique penseur vénéré, il y a ce silence et cette lumière….

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Nous parcourons dans tous les sens les ruelles et les remparts, s’accordant une halte méritée pour prendre le lunch face à l’immensité du désert au delà de la ville en contrebas. Surprenant aussi et petit choc de voir soudainement apparaître la Sosie de sa propre Soeur, ou sa vraie soeur ou … Une joie jeune fille face au vent. Et puis la lente descente vers la vieille ville, découvrant un palais de cinq maisons que nous décidons en coeur de remettre à destination, il fait presque 38 degrés,… Une longue douche froide et une longue sieste nous force à manger bien tard avant une nuit bien méritée.

Ce matin, on ne traîne pas, on part à 10:30 (!), visiter les Halevi, noms données à ces maisons des riches commerçants du 18ième siècle, les Jains justement. Jusqu’alors, tous ces habitants de Jaiselmer vivaient dans l’enceinte des remparts de la ville. Mais ces riches négociants en fruits secs de Chine (pistaches, cacahouètes, …), d’opium d’Afghanistan, d’or et d’argent du Pakistan, de soie du cachemire,… situés à l’endroit stratégique de la route de la soie, à l’extrême fin du désert, ces commerçants donc se voient l’autorisation du maharadja de l’époque de construire leur demeure en dehors des murs. Ils s’affairent, ces cinq frères, à construire ce qui deviendra des maisons somptueuses en enfilade, reliées et chevillées entre elles par des portes dérobées, une splendeur d’édifices inégalées. Ces cinq frères ont pratiqué leur négoce prospère jusqu’à l’ouverture des routes maritimes, qui fit progressivement le déclin de la ville et du caravanserails, d’autres routes, d’autres destins, et la fin de la mythique route de la soie.

Il y a une trentaine d’années, pareils au peuple Chettyard du Tamil Nadu, ils se diversifièrent et deux frères vendirent leurs maisons à un riche industriel indien qui innondera l’Inde de ses scooters,… l’histoire rapportera qu’il voulut démanteler les façades pour orner ses maisons dans un autre état. La premier ministre de l’Inde, Indira Ghandi, de passage après les premiers essais nucléaires dans la région, fit arrêter le démantèlement des demeures et les fit inscrire au patrimoine immémorial indien, achetant au nom de l’état indien la maison n1 et n5, interdiction de toucher aux trois autres qui restent dans le patrimoine familial ! Ouf ! La visite de la n3 fut une vraie découverte et comme à Benares, (Varanasi), des fabricants belges ont décoré de miroirs les plafond de la maison,… c’est bien ce que nous sentions, une maison pour nous …

Descendant cette rue inoubliable et gorgée d’histoire, nous nous dirigeons sous un soleil écrasant, il fait tous les jours entre 37°c et 40°c vers ce que nous avons vu du fort, un lac qui sera à nos yeux un étang qui alimente la ville en eau, … le temps de se restaurer aussi sur un rooftop que peu de touristes connaissent,… une gargotte sur une terrasse bien comme nous pouvons les aimer avant de remonter avec quelques haltes sur la route, et regarder un vache passer.

Il ne reste qu’une heure et demi pour se préparer à….

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L’expérience du désert, pareille dans nos mémoires à ces 24h dans les back waters au Kerala en 2011,pareille à ces 24h sur notre bateau dans la baie dalong, 24h de petits bonheurs dans les dunes de Sam, en bordure du désert du Thar. Ici, tout le monde le fait ce safari, nous c’est l’idée de vivre avec nos enfants un petit moment entre nous ! Dingue de parler comme ça alors que nous vivons.depuis dix mois les uns sur les autres, toujours ce besoin de ce « nous » qui prend aux tripes et aux sentiments de vivre ce moment ensemble, … le quotidien qu’il soit en Inde et en Belgique reste le quotidien, … il nous fallait des vacances après cinq mois à Pondy, et de retrouver sur cette itinérance, … je me comprends. Et ça, comme vous le savez, c’est déjà une autre aventure que nous vous conterons dans quelques jours, …

(ici, il y a toujours trois jours de décalage au moins, le temps de télécharger les photos et les vidéos,.. c’est ça aussi Incredible India)
Bisous à vous tous ! Fab mais pour une fois, ce n’est pas moi

Fou-rire à Cat Bà face à la Baie d’Along (en vidéos !)

Nous y sommes sur notre île de Cat Bà,

vous l’attendiez notre vidéo, elle est là !!!

Bravo les Enfants :

Mais avant d’y arriver, voilà notre petite Chronique de ces derniers jours… Où en étions-nous ? Ah oui, … un truc comme ça…

Nous sommes donc partis tranquille de Hanoï,… et de loin, on aperçoit la célèbre Baie, après quelques heures de bus sur une nouvelle autoroute, complètement déserte…prenant un Ferry local. Une petite traversée qui nous fait penser à l’île de Kho Chang en Thaïlande.

Comme d’habitude, nous avions pris notre temps ! Mais pour tout vous dire, allez, sans mentir, petit retour en arrière de quelques heures,… pour notre ? …

Petit avatar de la ROUTE :

«  Nous sommes arrivés ce dimanche dernier après un court trajet depuis Hanoï, partis de notre maison de location, nous avons une anecdote qui restera,… ! Notre propriétaire n’étant pas disponible pour reprendre ses clés, il a fallu compter sur nos voisins d’en face pour appeler un taxi (En effet, nous devons encore rendre les scooter loués – comme le magasin était fermé la veille). Nous lui expliquons rapidement qu’il lui faut prendre uniquement les bagages jusqu’au marchand de location, que nous prenons TOUS les enfants avec nous jusque là, qu’il faut nous prendre NOUS TOUS devant le marchand pour ensuite prendre le bus. Funny ? Ce fut l’air de rien assez facile, nous sommes tous arrivés dans le centre d’ Hanoï pour le prendre, ce bus,…

Après 4h de bus et de traversée, nous débarquons à Cat Bà,…

Là,  » Chers lecteurs », nous manquons ou nous avons censuré volontairement les photos qui nous montrent arriver à l’hôtel de notre choix, nous faisons appel à votre imagination : Nous avons été déposés devant l’hôtel de la compagnie de bus, il nous suffisait de rejoindre notre Guesthouse, à peine à 1km.  Mais notre GPS, se trompant de rue, nous indique de suivre une route, notre rue, laquelle nous étions loin d’imaginer, qu’étant en fer à cheval, elle nous ramènerait toute seule sans rien nous demander, faisant le tour de la falaise, à…  notre point de départ.

Nous voilà donc partis avec nos 7 sacs à dos, valises, poussette, guitare, les enfants, les grands et Auguste, en train d’attaquer une côte de plus de 10°, longue de 2km, cherchant le n°202, sur le versant opposé. Forcés de constater que nous ne pouvons y aller avec Auguste marchant à nos côtés, les 2 Grands Hommes de la Famille, se proposent de partir en éclaireurs: ills partent tellement longtemps (repérage du guesthouse, revenir en courant, reprendre tous les sacs abandonnés par ces Dames, n’écoutant que leur courage,… ). Bref, pause méritée avant de continuer sur une terrasse. Les Hommes de la Famille sacrifient 3 sacs qu’ils reviendront chercher plus tard, d’abord la mission et puis on revient chercher les blessés : « Apocalypse Now », puis les quelques bagages resté en arrière ». Trop fort les mecs ! Inutile de vous dire dans quel état nous sommes tous arrivés, un peu dégoulinant, un peu trempé, … mais même pas fatigués ! »

Depuis, nous logeons dans un super nouvel hôtel à 300m de notre départ, une double chambre avec Sdb au milieu. Que du bonheur !!!

Nos journées ici ? Cours le matin quand il y a tempête, plage dans des criques, booker notre boat pour ces 2 jours tant attendus sur la Baie, le marché, et l’éternelle recherche de « où ? » manger. Nous vivons sur un mode  » farniente ».

Mercredi soir, nous rencontrons une famille Autralo-Française ou Franco-Australienne; avec Lise et Trevor et leurs 3 enfants, le contact est de suite passé au resto et nous nous donnons rendez-vous le lendemain, pour jouer tous ensemble sur la plage. Une très chouette et agréable rencontre !!! Un vrai plaisir même de voir jouer tous nos enfants ensemble.

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Et entre temps, nous nous avons aussi visité le fort militaire de Cat Bà, érigé en son temps par les Français qui offre à nos yeux une vue splendide sur l’île, une nature à couper le souffle !!! Voyez plutôt !!!

De journées sur la plage ? Nous nous essayons aux vidéos. La première vous connaissez,..et que nous vous remettons par plaisir en dernier,; ainsi vous verrez les améliorations de notre petite séquence,… Esprit sensible s’abstenir !!!

Episode 1: « Là c’est Fabien, tout seul, qui essaie un reportage mais pas de son,… Seul au monde mais il semble y croire,… »

Episode 2 : « Où tout le monde n’est pas prêt ! »

Episode 3 :  » Tout commence bien, puis les vagues s’en mêlent, puis le fil du micro, puis auguste qui s’en mêle, … et à la fin Léo qui ne sait plus où on en est,… Allez, coupez, on reprend ! »

Episode 4: Alors, on recommence, et puis voilà quoi ?!! On reperd le son une nouvelle fois mais ils continuent sans se décourager ! Et puis le Final ?

 

Episode 5: là, c’est TOP !!!

ET pour arriver à ce résultat,

Un fou-rire familiale !!!

 

A très bientôt sur notre bateau !!!

 

 

La baie d’Along à Minh Binh ! Rendez-vous avec la beauté de la terre,…

Un site exceptionnel ! Bonjour les amis…

Comment allez-vous ?  Nous sommes très heureux de nous rendre compte que vous nous suivez dans nos aventures…. Par vos likes, vos commentaires ou vos messages. Ce fil permet de garder le contact, et c’est une joie pour nous, comme pour Maya, Noé, Eléonore et Auguste. Nos petits loups sont, comme vous pouvez le sentir, en forme, et ça y est, après un léger flottement au début de notre voyage et l’angoisse de laisser tous ceux aimés, ils se rendent compte que le temps file et que nous vivons une parenthèse enchantée…

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Pour revenir sur notre chemin sur terre, comme vous pouvez vous en apercevoir, nous continuons à remonter le Vietnam, tranquillement, à notre rythme…  Il y a d’abord eu Hoi An,  son vieux quartier ainsi que ses très belles plages et une amorce de quelque chose qui nous fait aimer le Vietnam, suivi d’un début d’année scolaire à Hué (petite ville qui nous a beaucoup plu car alliant visites et très beaux paysages, en toute gentillesse. Mais Fabien en a parlé mieux que moi 😉. Et après un nouveau bus de nuit, nous voilà arrivés à Ninh Binh, ou plutôt à Tam Coq : La Baie d’Along Terrestre !

Nous logeons dans un petit hôtel familial, plus près de la campagne que de la ville, comme nous les choisissons bien souvent. Tam Coq restera le premier supermarché sur notre route au Vietnam (avec une aire de jeux pour Eléo et Auguste, l’éclate…) et restera aussi une semaine de cuisine…bof. Noé et Eléo ont été très malheureux à Hué culinairement parlant, à notre tour d’être malheureux de retrouver une nourriture trop occidentalisé mais Tam Coq, ce n’est pas ça !

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Tam Coq est le lieu où se trouve la baie d’Halong terrestre, vous savez ces reliefs caractéristiques et emblématiques du Vietnam à la différence de la baie d’ Halong maritime. La beauté des paysages se révèle lors d’une promenade en bateau sur la rivière, avec ses fameuses rameuses qui rament avec leurs pieds ou lors d’une fantastique promenade en vélo ou en scooter (pour nous)… ça y est, après la beauté du Cambodge, le Vietnam se montre à nous comme dans un numéro d’un magasine Géo. Nous avons passé 5 jours près de Ninh Binh sans aucun regret. Le temps a, comme depuis le départ, filé entre les 2 heures de travail journalier des enfants et les visites.

Le premier jour, comme les loulous vous l’ont raconté, il y a eu les grottes de Jade ou pagode de Bich Dong.  Comment une petite promenade…devient bien plus longue qu’annoncée 😉 : 3 Pagodes en étages sur un flanc de falaise, une vue splendide, une grotte avec des chauves-souris, que demander de mieux comme première visite ? Surtout lorsqu’en redescendant un petit sentier qui contourne la falaise, on tombe à pique dans une petite vallée avec un petit lac en son milieu…une merveille où l’on se sent seul au monde…. A part un petit monsieur assis près du lac. Nous continuons à avancer, est-on chez lui ? Va-t-il nous chasser ? On continue à avancer et il se lève pour nous proposer de visiter une grotte, autre petit moment d’exception….

Et après ?

Deuxième jour, nous sommes en forme, c’est donc celui de la fabuleuse promenade en barque, on est en septembre, il y a peu de monde, du bonheur encore à emmagasiner, …

Puis nous partons à la découverte de Hoa Lu, capitale du Vietnam sous la dynastie des Dinh de 968 à 980 pcn. Une super ballade en scooter et un lieu en grande partie détruit mais vibrant de zénitude…Quelle belle journée !!!

Nous avons également vu lors de notre séjour à Minh binh, la grotte de Mua, et ses 500 marches en plein soleil, mais surtout sa splendide vue sur les rizières des environs, l’effort en vaut la peine.

Nous avons également passé une journée à la plus grande pagode du pays, ‘ Chua Bai Dinh’, classée au patrimoine de l’Unesco, elle est surprenante et nous avons été heureux de faire le déplacement, c’est réellement spectaculaire. Voilà, nous avons presque fait le tour.

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Nous voulions aller à Phat Diem, la plus grande cathédrale du Vietnam, ainsi que refaire un tour en barque le jour de l’anniversaire de Léo, mais l’alerte Typhon nous en a dissuadé. Fêter notre Eléo comme il se doit, travail de classe et le très beau film ‘Lion’, a meublé cette journée pluvieuse et venteuse.  Idem le lendemain où les trop fréquentes averses nous ont tout juste laissé le temps de tourner le petit film des enfants avant de revenir trempés à l ‘hôtel, nous changer et prendre un bus vers notre nouveau chez nous pour 7 nuits : Hanoï, avec ce paysage dans les yeux,…

Hanoï,  on vous en a parlé ? Je crois qu’on va y demander notre mutation 😉 Notre premier mois Vietnamien arrive à son terme… A bientôt les amis.

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« A toi qui nous suis, je t’écris une dernière fois de mon balcon… » (2/2)

Chère amie, cher ami,

La nuit vient de tomber depuis quatre heures, le soleil se couche comme en Inde, inlassablement à 18h30. Depuis, j’ai pris mes habitudes nocturnes pour ces quatre nuits loin de mon Amoureuse, j’ai superposé les deux tables basses qui servent de table de nuit, avancée l’unique chaise de la petite chambre, un petit cendrier à mes pieds et une petite bière qui me tient compagnie. J’entends de l’autre côté de la porte le doux murmure d’Eléonore qui s’est enfin embarquée pour le pays des rêves après un très chouette reportage sur le Vietnam proposé par TV5 Monde et la route Mandarine dont je te parlais il y a quelques jours.

Pour une dernière fois, je profite de cette terrasse, je te consacre ce temps important de l’écriture et du témoignage que je souhaite le plus direct possible avant que les souvenirs s’estompent, un peu comme ces milliers de paysages et de visages aperçus sur la route que l’on veut par-dessus tout mémoriser pour mieux se souvenir mais dont il ne reste que des traces, des parfums et des couleurs. J’aurais pu enlever des passages, le rendre plus court mais ce n’est pas mon habitude, j’espère que tu t’y retrouveras,… même s’il te faudra revenir pour découvrir toutes les photos, … la Wifi est bien faible ici,…

Hier, nous sommes donc arrivés fourbus à Hué, l’ancienne capitale impériale de la dynastie N’Guyen. Ce matin, c’est repos pour tout le monde. Nous prenons le temps de nous balader dans les rues autour d’un impressionnant site universitaire, ne souhaitant utiliser de nouveaux scooters, les crampes sans doute ou peut-être aussi la fatigue d’une journée complète dessus… Les enfants préfèrent déambuler dans ces rues typiques du début du 20°siècle autour de l’immense faculté de médecine et du centre universitaire sportif, me vient alors une image qui est une réelle constante partout où nous passons :

La propreté !

Au Vietnam, il y a une réelle prise de conscience de l’hygiène, du tri sélectif des déchets, du ramassage quotidien des poubelles, … Chaque matin, le Vietnamien balaie intégralement son trottoir, dépose ses sacs poubelles chaque soir, le Vietnamien arrose à grande eau son trottoir et le balaie. C’est un choc culturel pour nous, je ne m’imagine pas le faire ainsi, quotidiennement à Strombeek-Bever, l’ai-je déjà fait ? Comme tous les Européens donneurs de leçon, j’imagine mon monde à la tête de la transition écologique, d’une propreté inégalée, d’une pollution diminuée par nos efforts, (isolation thermique, fin du diesel, des nouvelles énergies alternatives, m’offusquant du prix du tri sélectif, et j’en passe les meilleures, …) constatant avec tristesse ces pays pollueurs de notre planète qui n’est certainement pas le mien. Il est bien entendu que ces considérations trop belles du voyageur que je suis ne peut masquer une autre réalité plus tragique, nombreux sont les sites naturels en danger au Vietnam ; en cause, une industrialisation massive, des saccages de la faune et flore des étendues des bandes côtières ou des forêts. Mais, je le redis, quand je vois leur effort dans toutes les villes pour assainir les égouts des villes, les constructions de stations d’épuration des eaux, … je suis ébahi, comme je vous le disais de ces routes impeccables sans sac poubelle tout le long. nous vous en montrerons prochainement plus de photos.

Ridicule, non ? Nous n’en avons fait aucune photo, … Un signe ?

Il fait décidément trop chaud aujourd’hui ! Nous n’avons tenu à peine deux petites heures dehors, nous décidâmes de prendre notre première longue sieste depuis longtemps et de réserver notre énergie à une longue visite en fin d’après-midi au palais impérial.

Ce soir, à l’heure où je t’écris ces mots flotte comme une espèce de lassitude douce, un parfum loin de la mélancolie mais il manque quelque chose … Un je-ne-sais-quoi ? Peut-être qu’à force de se replonger à l’écrit, cela sautera-il aux yeux ?

Ce soir, pour me fêter mais c’est la fête tous les jours, nous avons choisi de nous restaurer sur les rives et les berges de la rivière aux 7 parfums, avec ses restaurants et son marché permanent. C’est ce soir-là, tu t’en souviens certainement, ce soir où je t’avais écrit ma première lettre. Continuons, … ou en étais-je ? A ce beau matin de mon anniversaire, … un six septembre.

La cité interdite de Hué nous apparaît de nos nouveaux scooters – nous avons repris nos vieilles habitudes- imposante tel qu’il est affiché dans tous les tours opérateurs : Situé au milieu de la rivière aux 7 parfums, de grands boulevards s’y rejoignent, encerclant la cité par deux ponts majestueux. Devant son entrée principale, trône un gigantesque drapeau national, repère pour toute la ville. La cité est imposante, elle pouvait abriter près de 5000 personnes, toute au service de la Cour impériale. Son entrée monumentale colorée à deux niveaux, est surmontée du traditionnel toit des pagodes chinoises, son premier étage servait de balcon à l’Empereur pour apparaître lors des fêtes annuelles à sa population. Aujourd’hui encore, les habitants de Hué sont habités par un retour secret d’un successeur.

Tout le style est chinois, influence majeure sur l’architecture et les fastes de la cour. Ce qui frappe au premier coup, c’est l’immense silence qui règne sur la cité, vidée depuis des lustres par ses habitants, détruite presque intégralement par les incessants bombardements américains, (la cité avait été reprise dans les dernières années de la guerre par les forces du Front patriotique Communiste par surprise ce qui suscita l’ire et la colère des stratèges du Pentagone qui n’avait d’autres options qu’un bombardement massif de la cité impériale). Elle fut reconstruite petit à petit ces vingt dernières années par le Parti Communiste qui y vit soudainement une urgence nationale de remettre son patrimoine en avant, reprise alors partiellement par l’UNESCO, lors de l’ouverture progressive du pays sur le monde. Ce palais est aujourd’hui devenu un havre de paix où il fait bon déambuler, vois plutôt, …

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A la sortie de la visite, toujours cette même question : « Où manger ? », elle est devenue notre principale préoccupation sur nos routes : » la bouffe, se nourrir quoi ?! Les petits désirs et surtout besoins du quotidien. »

Lorsque nous n’avons pas le déjeuner compris dans notre nuit d’hôtel, c’est toute une organisation d’anticipation. Il nous faut chaque soir refaire un stock déjeuner pour assouvir les estomacs affamés du matin de nos petits loulous, ce qui nous manque le plus à Cha et moi, c’est le café. Nous nous sommes dits qu’à la première petite bouloir transportable trouvée, elle viendrait alourdir nos sacs avec quelques dosettes.

Les choix des restaurants s’avèrent aussi un savant mélange des goûts. Eléonore et Noé ne sont pas opposés à la nourriture thaïlandaise, cambodgienne ou vietnamienne mais la répétition des plats et leur manque de diversité font de ces trois rendez-vous quotidiens, une halte particulière. Pourtant, ils en ont goûté des savoureux mélanges, des plats traditionnels de chaque pays : des soupes aux boulettes, des sandwichs aux saucisses et autres grills, des poissons au BBQ, des feuilles de papiers emplies de salades et de poulets, des fried rice et noodles, … ce qui passe le plus ce sont les plats à base d’œufs, ça marche toujours…

Alors, de temps en temps, quelques frites, pizzas ou cheeseburger pour faire passer le tout. De ces rendez-vous culinaires, Maya, Cha et moi en avons gardés d’excellents souvenirs comme nos nombreux arrêts inopinés sur la route : En Thaïlande comme au Cambodge, il n’était pas bien difficile de trouver à manger, chaque coin de rue est parsemé de petits food-truck, j’aurais dû en 2000 inonder Bruxelles et le marché de cette merveilleuse idée, … à toute heure du jour et de la nuit, il est possible pour 5€ de manger. Au Vietnam, ces food-truck n’existent pratiquement pas ou plus, ou alors dans les villages. Il faut se retourner sur ce que j’appelle « les hangars à cantine vietnamienne », ces halls où mangent parfois des centaines de Vietnamiens le soir. C’est bien entendu ceux-là qu’on vise car à très bas coût mais surtout parce que nourriture locale. Ainsi à Ho Chi Minh Ville, la grande spécialité, c’était le BBQ sur table, vraiment impressionnant avec ses buffets gastronomiques. A Mui Ne comme à Hoi An, nous étions plutôt dirigés vers les saveurs de la mer, enveloppés dans ces célèbres feuillets de papier riz que l’on bourrait de salades, de feuilles aromatiques et de poissons ou encore ses coquillages servis chauds et grillés au feu de bois. À Hué, une variété de poulet bouilli dans une écume de riz,.. et des galettes frites.

Ce passage, je le destine à toutes mes lectrices et lecteurs qui se voient un soir, au retour du boulot, ne sachant que mijoter dans leur cuisine, alors, la cuisine d’Asie du Sud Est n’est pas difficile en soi, il suffit d’avoir quelques ingrédients indispensables et surtout des feuilles fraîches, et regarde les quelques plats à te faire saliver tes papilles, ils pourraient te donner des idées. …

Ce deuxième jour à Hué, nous partîmes très tard car une fois le déjeuner avalé, nous consacrions deux heures à la scolarité de nos petits loulous. Cha resta dans la chambre avec Léo et Auguste, Noé et Maya avec moi sur une terrasse à l’écart, nous commençâmes le premier chapitre en math : révision des acquis. Ils s’y plièrent tous et s’y mirent avec courage.

Ce n’est de nouveau pas à toi que je dois t’avouer que cet exercice me plaît, les élèves sont bien tous présents, avec leur matériel, désireux et même assoiffés d’apprendre… à écouter religieusement l‘enseignement donné, tout impressionné par leur nouveau professeur. L’apprentissage individualisé. Nous nous sommes connectés sur une plate-forme en ligne de la FWD appelée EAD, on découvre.

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Tout autour de la ville impériale d’Hué, ce ne sont que des tombeaux, des mémoriaux, des stèles funéraires par milliers qui envahissent les collines des villages, comme si chaque pan de montagnes était destiné à la gloire des défunts. Une cité mortuaire, un culte dévoué aux ancêtres, une vraie identité culturelle qui donne à ce peuple un enracinement de son histoire.

Fort de notre carte papier sommaire reçue au gesthouse, nous partons avec le GPS à travers les campagnes ; nos routes touristiques nous emmènent dans de minuscules ruelles de petits villages, à la recherche d’une statue d’un empereur… flânant plus qu’à la recherche de notre chemin, les stèles funéraires bordent les chemins quand, au détour d’un sentier, se dresse une statue telle qu’elle nous force à descendre et à se mesurer à elle, tout simplement démesurée et en béton armée. Nous prenons une série de photos délirantes et nous reprenons aussitôt la route. À quelques centaines de mètres de là, un jardin clôturé abrite une terrasse de pierre, lieu de retrouvailles de l’Empereur et de ses sujets pour effectuer des rites sacrificiels. Ce n’est que récemment que les habitants de Hui commémorent encore cette tradition.

En nous dirigeant vers la tombe d’un de ce que nous croyons être un des plus grands Empereurs, nous bifurquons sur notre droite à la lecture d’un curieux panneau « Monastery », il nous faut gravir une petite route entre des sapinières pour découvrir un bâtiment étonnant : un monastère bénédictin construit dans les années ’70, au lendemain de la guerre. Il abrite près de 80 moines. L’un d’entre eux, assez âgé, nous accueille dans un anglais hésitant. Deux jeunes filles vietnamiennes, aussi curieuses que nous sont déjà sur place. Nous visitons le crypte et l’église. Curieux moment pour nous et surtout un rappel à ce que nous sommes nous-mêmes. Nous avons une pensée silencieuse pour Sister Myriam qui vient de nous quitter mais aussi pour nos deux amis prêtres, si fidèles Michel et Lambert qui sont en pèlerinage sur la Route de Saint Jacques de Compostelle vers Assise ou en retraite avec des enfants handicapés au retour d’un voyage au Liban.

Plus loin et une petite glissade de ma part « bien récupérée » sur un carrelage, nous découvrons un Parc aquatique abandonné avec une monstruosité de dinosaure au milieu d’un lac, des infrastructures en piteux état, une espèce d’ambiance à la Jurassic Park… Il fait presque trop sombre quand nous découvrons le tombeau de l’empereur et nous décidons de faire demi-tour.

Troisième nuit que je t’écris, tu dois te sentir flatté ! Moi, tu le sais, j’aime cet exercice particulier d’une rencontre hors-norme. Comme je sais que tu seras attentif à la surprise, à l’anecdote, à ce petit quelque chose qui te conduirait vers des paysages lumineux, des nouvelles de nos petits loulous, des vidéos et des instantanées, j’ai identifié la petite mélancolie qui me surprenait ; c’est Léo qui m’a soufflé la réponse : La Musique !!!

Sais-tu qu’elle passe son temps à chanter notre petite Amour, tout le temps, surtout sur en scooter face au vent, de plus en plus fort parfois. Tous les hits des Enfoirés ressortent et c’est vrai… avec Amir, Soprano, Black M, … Cabrel et JJG sont ringards pour ma Léo. Ce que j’emporterais sur une île déserte en dehors de ma famille ? Une guitare et un carnet pour t’écrire ou écrire tout simplement des chansons. Alors un souvenir pour une nouvelle fidèle lectrice qui se reconnaîtra, un air trop connu : « Quand je la regarde, moi l’homme-loup,… », celle-là et tant d’autres encore.

Nos deux derniers jours à Hué sont plus contrastés, ce 8 septembre, nous le consacrons à Auguste, c’est son anniversaire, notre petite merveille a deux ans, si deux ans comme ça !!! Déjà tellement grand, nous décidons de repartir sur la plage, laquelle est immense et située à une quinzaine de kilomètres. Nous nous prélassons dans un Resort tenu par un Français, Michel de Bourgogne, étonné lui-même que des petits Belges connaissent sa région, souriant même à la déclinaison des villes : Macon, Châlon, Tournus, Cluny,… Taizé, il fallait la placer celle-là au Vietnam. Plage et repos, un bon resto sur les berges de la rivière… Farniente.

Le lendemain, nous ressortons une dernière fois terminer la visite des mausolées, la route n’est pas bien longue, il fait sec et ensoleillé. Le premier est un mausolée dont vous parlera Maya plus tard, vertigineux. Un escalier en pente raide nous mène sur deux étages, le premier consacré à sa stèle, encadré de statues de pierre représentant sa garde mandarine, le deuxième à son trône et son tombeau, une statue en or le représentant les yeux fixés à jamais sur l’horizon. Impressionnant pour un Empereur qui n’a régné que 9 ans …

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Plus loin, trois tournants suivants, patatras, c’est l’embardée, nos fidèles compagnons, nos scooters ont mordu la poussière à tellement faible allure que tout le monde se retrouve à terre. Malheureuse glissade qui aurait pu être plus grave, les enfants n’ont rien seule Eléonore a un bobo au ventre mais surtout un peu secouée, Cha et moi des ecchymoses sur les mêmes bras et jambes gauches, une cheville un peu douloureuse. Croyez-moi ça calme mais nous repartons très vite vaillamment, SURTOUT pas d’inquiétude, nous sommes prudents alors, pas question de ne pas visiter ce pour quoi nous sommes là, la route est belle et sereinement.

Le mausolée Ming la est un immense jardin de 10 Ha, une succession de pagodes et d’escaliers aboutissant à un vaste étang, partagé par un pont en bambou reliant la dernière pagode de la colline où repose l’Empereur. Etonnant mais en forme de corps humain, tout est dessiné pour symboliser le paradis sur terre où l’homme règne en maître. Nous nous amusons à donner manger aux poissons, drôle et détendant, surtout quand on sait que le lendemain, une nouvelle route nocturne nous attend pour nous déposer à la Baie d’Along terrestre, …

Ma lectrice, Mon ami, voilà j’en arrive à mes dernières lignes. À vous qui m’avez suivi tout au long de ces longues pages, les rendant moins solitaire. J’espère que vous avez pu nous rejoindre dans nos aventures, vous retrouver un moment sur mon balcon. Je sais, j’aurais dû trouver un autre final moins pitoyable et plus poétique mais cela en vaut-il la peine ?

Un jour prochain, je reviendrai vous revoir et vous écrire…

Sachez que pour ma part ce fut un moment délicieux, enivrant et apaisant de me remettre à ces moments de douce solitude consacré à ce partage.

Enfin, s’il te plait de nous écrire à ton tour, n’hésite surtout pas à nous transmettre tes commentaires en dessous de chacun de nos articles, nous serions heureux de pouvoir à notre tour te lire, … un plaisir partagé.

Bonne route. À bientôt à la baie de Along.

Fab

Du Cambodge au Vietnam,… Un bus dans la nuit

Bonjour les amis,

Je vous écris d’un bus de nuit qui nous emmène vers Hoi han. Que de chemins parcourus depuis quelques semaines. La Thaïlande, puis le Cambodge du Sud au Nord en contournant le grand lac –Tonlé Sap – par l’ouest dans le sens d’une aiguille d’une montre. Et puis depuis quelques jours, le Vietnam que nous remontons du Sud au Nord.

Cela fait un peu près pour ceux qui nous ont suivis : Bangkok, Koh Chang en Thaïlande,… puis Sihanoukville, Phnom Penh, Kampong Chnang, Battambang, Banteay CChmar, Siem reap, Preah Vehear, Kompong Thom et pour finir retour à Phnom Penh pour le Cambodge…Tous ces noms nous parlent à présent. 😉

Le but du retour à Phnom Penh bis ? Obtenir nos fameux visas Vietnamiens que nous aurions pu également obtenir de Sihanoukville ou de Battambang. Ce retour à Phnom Penh est vécu par tous comme un retour à la maison. Nous avons vu ce que nous voulions voir lors de notre premier séjour. Cette fois ci nous chargeons une agence de voyage de faire nos visas en 1 jour pour 2 dollars supplémentaires alors que nous en avions prévu 5 pour les obtenir ! Nous prenons alors le temps de retourner à la plaine de jeux pour Auguste, de se faire faire pour nos anniversaires une manucure ou un massage pour nous les filles pendant que les mecs sont partis explorer une foire et des manèges, de nous faire un festin de roi sur les rives du Mékong (repas qui restera inoubliable pour la famille, comme le crabe au lait de coco du Kerala), de prendre un petit bateau pour découvrir une petite île en face de Phnom Penh, de faire des petites vidéos…et pour Maya de finaliser ses maths. Et tout cela avant le grand départ vers le Vietnam.

Nous faisons 5H de bus et nous voilà à Ho Chi Minh Ville.

Ca y est, nous sommes au Vietnam…

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Une ambiance particulière, un peu coloniale, beaucoup de scooters mais ça Maya et Noé en ont parlé dans leur texte précédent. Nous logeons dans un hôtel au calme, un peu à l’extérieur du centre-ville. Ce choix fut le bon. Un gros goulot avec des milliers de scooters pour entrer ou sortir, mais une fois passé, nous sommes au calme. Il a juste fallu oser se lancer en scooter. La chambre est grande, nous avons un square juste en face pour les garçons, et plein de restos ne parlant pas un mot d’anglais et sans aucun touriste pour découvrir de nouvelles saveurs aux alentours.

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Les terrasses sont bondées, faites d’une multitude de toutes petites tables et petites chaises, avec de grands buffets pour faire des mini barbecue sur table (les enfants adorent). Mais nous goûtons aussi à des soupes de crabe ( ?) nous avons encore un doute, des plateaux avec de la viande froide…et beaucoup d’herbes….nos papilles découvrent pleins de choses. La modernité du Vietnam est un réel étonnement, mais cela, Fabien en reparlera. A part les dames aux « chapeaux pointus », le sud du Vietnam est loin de la vision que nous en avions. Nous sommes très étonnés et attendons la suite.

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5h de bus, et notre arrêt suivant nous amène à Mui Ne (connu pour le surf) pour fêter l’anniversaire de Maya. Un super complexe hôtelier tenu par un belge… Une vue époustouflante sur la mer, plusieurs piscines, une ambiance Lounge. Rien de tel pour nous faire des vacances dans nos vacances. Les enfants sont fatigués du bruit de la ville. Grasse matinée, succulent petit déjeuner en maillot de bain, piscine et bains dans la mer sont au rendez-vous. Une expédition est booké pour découvrir les fameuses dunes de sables de Mui Ne (réveil à 3h30 pour assister au lever du soleil, oui oui). Une visite organisée par l’hôtel qui nous emmène également visiter un bord de plage où des pêcheurs s’activent ainsi qu’ un petit ruisseau entre des falaises, nous marchons pieds nus dans lit afin de voir une petite cascade, Auguste s’éclate. Nous faisons de grandes escapades en scooter comme toujours pour découvrir les villes aux alentours…Mais la côte est très construite, énormément de gros complexes qui empêchent d’atteindre la mer…Et beaucoup de Russes, de Chinois… Notre amour du calme et de la nature n’est pas assouvie…Enfin si, dans l’hôtel qui est un réel havre de paix.

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Avant de partir, Maya nous raconte son escapade à Mui Ne avec Auguste,…

5h de bus à nouveau et nous voilà pour 1h30 à Nha Trang. Enorme ville plus que moderne comparée parfois à Nice ou à Canne… Multiplié par 10 alors. Le premier arrêt était initialement prévu là. Nous avions préféré au dernier moment les vagues et les dunes de Mui Ne. Ouf… C’est très beau mais tellement grouillant de monde et…moderne….

Cette fois ci nous enchaînons sur le bus de nuit nous amenant à Hoi Han. Les enfants sont un peu speedés par tant d’heures de trajets mais l’ordi et ses films fait des miracles… La nuit en bus couchette est bonne.

6h30, arrivée à Hoi Han, dans un charmant Guest House où nous avons la plus grande chambre de la maison. Magnifique. C’est sympa de retrouver une ambiance familiale. Les enfants s’installent autour de la grande table pour travailler, Auguste joue avec l’enfant de la maison… Une nouvelle année scolaire qui recommence. Je laisse les enfants vous raconter ces 5 jours qui nous rapprochent du Vietnam imaginé…

A bientôt,

Charlotte

Petit souvenir d’un moment unique au Cambodge…nous étions parti avec 3 scooters drivers, visiter des temples dans la jungle. Le courant passe bien et ils nous montrent plus de choses que prévu dans le tour initialement convenu entre nous. Nous sommes au fin fond d’une jungle, nous nous reposons à l’entrée d’un petit temple, Auguste somnole sur moi…un magnifique papillon vient et me frôle encore et encore…je le chasse et il revient toujours. Nos 3 guides me disent d’arrêter de remuer et le papillon se pose un moment sur ma main … Moment magique, paisible… Merveilleux pour nous tous.

Un sens à cela ?

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Triste disparition de Sister Myriam,… avant Ho Chi Minh … dans les yeux de Maya et Noé !

Vous vous doutez que nos Carnets de route ont toujours un décalage de quelques jours et c’est bien normal, le temps de vivre la route,… à cette heure où nous vous écrivons, une terrible nouvelle nous est parvenue de l’Inde et de nos projets là-bas; certains d’entre vous auront depuis hier reçu peut-être la nouvelle via les réseaux sociaux.

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Notre bien-aimée Soeur Myriam nous a quittés il y a une semaine, rejoignant le ciel après 50 ans de don d’Amour pour les Autres et les plus démunis. Elle fait réellement partie de notre vie, de notre famille. C’est elle qui nous choyait à chaque venue en Inde, qui nous accueillait avec son sourire et son tempérament de feu, elle fut à plusieurs reprises la Soeur Supérieur de l’hôpital de Saint-Joseph de Cluny à Pondy, puis à Karaikal, à Pudduthurai. Elle a mené à bien l’immense entreprise de la construction du nouvel hôpital de Karaikal. C’est Soeur Myriam qui est à l’origine de la création de notre ASBL et qui nous a fait découvrir avec Soeur Teresa nos projets.

C’est elle enfin, sans qui Charlotte et moi n’aurions jamais pu nous rencontrer sur notre terrasse indienne en juillet 2000. Elle nous attendait avec impatience pour découvrir notre petit Auguste en décembre; les enfants l’adoraient et nous nous faisions une joie immense de la retrouver pendant de longues journée. La maladie en a décidé autrement et nous l’a enlevée, trop tôt, comme toujours….

Toute notre petite famille pleure sa disparition et se joint aux multiples hommages, pensées et prières à toute la Communauté des Soeurs de Cluny.

Nous t’embrassons très fort, notre Petite Soeur, repose en paix.

 

Et puis Maya et Noé voulaient aussi vous raconter leur voyage qui continue; toujours plus de pas sur la route,… à découvrir à travers leurs yeux,… 

 

Ho Chi Minh est une ville trop chouette même s’il n’y a pas énormément de choses à visiter, surtout que nous revenons du Cambodge. Je pense qu’il faut cependant absolument y aller pour son ambiance (parfois coloniale avec des petits cafés français et même des journaux pour papa), ses building à perte de vue et hyper modernes (En Belgique, nous en avons partout mais on ne les trouve pas cela forcement beaux). Ici, les grandes avenues ont été entièrement refaites, et sur ses boulevards, il y a des  milliers de scooters qui passent et se dépassent dans une circulation infernale.

 

Ici il y a eu la guerre contre les Français, les Américains,… ils n’ont pas vraiment pu  se moderniser et c’est pour ça que depuis 30 ans ils rebâtissent leur pays mais avec des immeubles plus modernes encore que dans certains pays Européens. Malgré leurs magnifiques immeubles et autres bâtiments, ils est étonnant de savoir qu’il n’y a pas grands choses à visiter à Ho Chi Minh à part son Musée de la Guerre et du Souvenir qui est moins bien au niveau explication qu’à Phnom Penh mais mieux au niveau visuel avec ses galeries de photos. Le musée est sans doute très bien mais il n’est pas adapté à des enfants; même pour moi : les photos d’exécution, de torture, des photos assez moches d’enfants mal formés à cause des gaz chimiques largués lors de la Guerre du Vietnam par les Américains : des fœtus morts dans le ventres de leur mère, des photos des fœtus dans des bocaux, dans des liquides pour examiner la cause de leurs morts, … Mais sinon la cour est remplie par les magnifiques avions de chasses, c’est pas si beau que ça quand on sait à quoi ils ont servi, mais c’est impressionnant de voir tels avions, chars, bombes, ….que les Américains ont utilisé pour cette guerre. Vous saviez que la guerre du Vietnam est leur pire défaite ?  …

 

Pour les choses plus joyeuses, mais surtout pour les filles, il y a de nombreuses rues commerçantes à Ho chi minh! En allant dans le centre en scooter, nous sommes passés par un quartier spécial « touristes », il y en avait partout, dans les bars, les restos, les agences de voyages, … Là, où nous avons loué nos scooters. Quand, nous les filles, nous allons dans une grosse ville comme Ho Chi Minh, nous ne pouvons passer par là sans faire au moins 1 ou 2 magasins de fringues, de babioles ou encore un magasin bien de chez nous comme H&M, Zara,  ou mieux Dior, Mango, Chanel ou encore un « centre commercial » énorme qui est encore plus grand que notre Docx.

 

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, cette ville vaut vraiment le coup d’être visitée. Je vous le conseille  vraiment

A bientôt pour un autre article

Maya

 

Fanny m’avais offert pour mon anniversaire un parc d’attraction, une ville miniature pour apprendre des métiers à Bangkok mais malheureusement on n’a pas eu le temps de le faire.( Et puis un peu peur 😉 dixit maman). Du coup, on a fait un parc d’attraction à Ho Chi Min Ville : un parc avec plein de petites attractions pour tous les âges.  Les décorations sont assez kitch, nous en avons fait le tour sous la pluie le matin,, dès qu’il s’est arrêté de pleuvoir, elles ont toutes ouvertes. Auguste a pu lui aussi monter sur de nombreux manèges. J’ai aimé une attraction en particulier : Dans une salle très froide, gelée, nous avons dû mettre un manteau, de grandes constructions en glace montraient les plus beaux monuments du monde.

 

on a visité un tout petit temple qu’il appelle la Pagode de l’Empereur de Jade. Tout petit et plein de bâtons d’encens.

 

La circulation au Vietnam, c’est beaucoup de scooters,  beaucoup trop de scooters (regardez ma video) mais pas de tuk tuk. Maman et Papa ont tout de même rouler sans danger au milieu des milliers, on n’a même pas eu peur. C’était trop génial.

 

Cette magnifique ville vaut vraiment le coup d’être visitée pour moi aussi.  Demain nous partons retrouver la mer à Mui Ven en Bus pour  5 jours. Nous serons dans une toute petite cahute selon les parents… Nous vous raconterons. A bientôt,

Noé

Bye, bye Cambodia ! (en vidéos !)

Ce sont les adieux au Cambodge, un pays fascinant, des paysages enchanteurs, une riche histoire, des rencontres, des sourires, … meilleurs souvenirs en vidéos ! Et chacun à son tour cette fois !

Avant, le Vietnam où nous entamerons un nouveau chapitre.

 

Bel exercice de style en réalité, après plusieurs prises comme il se doit, …

Un grand moment ! Bravo les enfants ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A bientôt, bisous.

Auguste, Éléonore, Noé et Maya.

Charlotte et Fabien

 

 

« Quand Angkor se découvre à nos yeux,… »

 

Erreur
Cette vidéo n’existe pas

 

Angkor, la cité millénaire qui fait tant rêver. Pour la comprendre, nous nous sommes approchées d’elle tout doucement.

La découverte commence sur la route entre Battambang et Sriem Reap, il faut sortir de l’unique autoroute et continuer 60 km au nord du Cambodge pour découvrir au fond de la campagne, dans une bourgade éloignée, le site exceptionnel de Bantey Chhmar.

Pour nous, c’est enfin la découverte tant attendue ! Depuis 15 jours, nous nous préparons lentement à « apprivoiser » le Cambodge et le peuple khmer, découvrir son patrimoine, sa culture, ses traditions culinaires. Des sites historiques, nous n’en n’avons vu que très peu, quelques pagodes bouddhistes, quelques temples aux couleurs criardes, quelques palais rénovés.  En prenant la route de Bantey Chhmar, nous découvrons une esplanade propre, paysagée. Un sentier nous mène au temple. Une fresque murale s’offre à nous, description de batailles ancestrales, des soldats avalés par des crocodiles. Derrière une porte, les pierres semblent s’écrouler sur elles-mêmes, il ne reste que amas de murs envahis par la végétation, un peu comme si la terre avait tremblée, les voici « les vieilles pierres », l’histoire avec un grand H. La jungle est passée par là depuis l’abandon du site par les hommes. C’est surprenant. Nous contournons le temple en longeant le mur d’enceinte, sur le mur ouest, une fresque représentant un avatar de Shiva aux multiples bras, 32 ! Au centre, dans la jungle apparaissent les premiers visages du roi bâtisseur Avalokiteshvara, mélange du visage du Roi et de Bouddha. Une visite à ne pas manquer pour toutes celles et ceux qui le souhaitent.

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Siem Reap est une ville entièrement centrée sur le tourisme de masse. En y entrant, quantité d’hôtels de luxe se côtoient et se font une rude concurrence. Les prix sont élevés, tout coûte cher. Pour visiter le Site d’Angkor, il faut un pass qui nous permet de tous les visiter en 1j, 3j ou une semaine. Nous optons pour celui de 3 jours.

Nous choisissons dans l’après-midi de réaliser le Grand tour avec au menu les principaux temples qui entourent Angkor Vat ! Et pour commencer le temple hindouiste de Preah Khan et ses dédales de galleries, Ta Keo dont la terrasse culmine à 50 m de hauteur, Ta Som où un arbre gigantesque semble avaler les murs tout entier du temple. Nous jouons le jeu de tous les touristes pour assister au coucher du soleil sur la terrasse de Ta Keo 😉. L’histoire dira que nous n’aurons pas tenu jusqu’à la fin,…

 

Le « dit » Petit Tour prend une journée car c’est à ce moment que nous visitons les trois plus célèbres temples de la cité d’Angkor : Angkor Vat, Angkor Tom  et Ta Prohm !!!

Ce matin, nous nous sommes levés à 04h30 pour assister au lever du Soleil sur Angkor Vat. Et oui, nous avons bien sûr fait cet effort. Des centaines de touristes ont fait comme nous le déplacement. Le spectacle est grandiose, réellement impressionnant. Face à ce que l’on considère comme le plus grand édifice religieux du monde, le temple est la vitrine du Cambodge. Il s’agirait du mausolée pour le Roi Suryavarman II. Son entrée principale est tournée vers l’ouest, direction symbolique de la mort et ses murs sont couverts d’impressionnantes fresques murales racontant les grands faits du Roi.  Une immense tour culmine au centre du temple. Notre principale impression ? On pourrait penser par sa présentation à Chambord, sans doute un peu trop parfait pour nous pour nous laisser un frisson. Nous déambulons dans ce temple hindouiste et ne pouvons que penser à l’Inde du Sud,.. de grosses différences pour les yeux tellement habitués et comme si, détachés par ce que nous connaissons, nous y voyons un début, une tentative. Une prouesse tout de même architecturale.

Etonnés par la grandeur, à quelques centaines de mètres, Angkor Thom et le Bayon où nous avons tourné notre séquence. Une pyramide à nouveau de 3 étages où s’entremêlent près de 240 visages du Roi tournés dans toutes les directions de son royaume, sans aucun doute notre préféré. Ici, le charme opère de suite. Le génie de l’art khmer donne toute sa dimension. De loin comme de près, le sourire charmeur du roi est omniprésent, façonné par superposition de monumentaux blocs de pierre avec un soucis du détail qui est proche du génie.

Sous un soleil de plomb, nous terminons notre visite par Ta Phrom, le temple du site, envahi par la jungle, ses lianes et ses arbres monumentaux. Nous comprenons mieux pourquoi les temples semblent s’être ramassés sur eux-mêmes. L’architecture angkorienne ne connaît pas le béton ni le ciment : les lianes s’incrustent entre les fissures, grossissent et font éclater et tomber les murs. Les racines s’arcboutent sur les parois, longent les murs, prennent assise sur les corniches et grandissent au point d’engloutir le temple même. Nous verrons par la suite que rien n’avait vraiment changé depuis, qu’il se retrouvaient ainsi tels lors de leur découverte; et sans le génie des archéologues, ces temples auraient définitivement disparu sous le couvert végétal, à nos yeux.

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Il nous faut quitter Angkor, Siem Reap pour sortir de ces « temples », comprendre mieux ce que nous voyons, remonter l’histoire, et partir à la découverte des tout début de l’archéologie khmer : « Comment ont-ils (re)-découvert cette cité au 19°s, et à quoi pouvait-elle ressembler aux yeux des explorateurs français .. » Ben Maela nous offre un aperçu de ce que cela pouvait être. Loin de la foule, nous déambulons sur des plates-formes de bois qui surplombent le temple entièrement avalé par la jungle et entièrement détruit, à près de 6m de haut, voire plus. Ce temple mérite le détour, l’air y est plus frais et il est vraiment détendant. Qui sait ? Il sera peut-être un jour placé en bon ordre par l’UNESCO ?

Avant une longue pause, nous nous dirigeons vers le Lac d’eaux douces de Tonlé Sap , à la recherche d’un village de pêcheurs, perchés à six mètres de haut : Kompong Pluk : le prix est excessif pour une nouvelle promenade dans une barque mais la visite nous détend toutefois.

Toujours dans notre quête pour comprendre la grandeur de cette cité, nous décidons en ce quatrième jour de partir à nouveau très loin des sites touristiques pour découvrir une montagne sacrée : Phnom Kulen, enfin le croyait-on ! Près du temple qui domine la région, une rue commerçante, quelques restaurants, plus loin une chute d’eau de 30m avec ses restaurants. Nous décidons de ne pas en rester là et nous partons à l’aventure dans la jungle à la recherche de temples enfouis. 3h de balades mémorables sur 3 scooters. Une expérience unique en son genre. C’est bien fatigués et les muscles mis à rude épreuve (une pensée à Charlotte) que nous terminons la journée par une petite douche sous la chute d’eau

 

 

Dernier jour sur le site, il nous faut revoir une les sites mythiques d’Angkor, une dernière balade pour s’en souvenir à jamais. Dernier temple dans les environs en matinée à Banteay Srei tout petit temple coloré inscris lui aussi au Patrimoine Mondial de l’Unesco, balade reposante dans la campagne angkorienne, un déjeuner avec vue sur Angkor Vat sur la pelouse, retour à Angkor Tom et le temps de 15 prises vidéos en haut du Bayon pour que cela soit dans la boîte, on enregistre ce sourire légendaire une dernière fois.

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On reprend la route pour le nord. Direction Prasat Preah Visear, forteresse ou temple sur la montagne, à l’extrême frontière du Cambodge, face à la Thaïlande, deux pics rocheux haut de 650m qui se regardent, … La route est facile, très peu de monde, nous sommes contents de sortir aussi enfin de Siem Reap et de sa cohue de … touristes… que nous ne sommes bien évidemment pas… 😉 La route serpente à travers ses rizières luxuriantes, nous sommes dans le Cambodge que nous apprécions énormément. Dans les guides, une halte à Koker.

Koker ? Rien de bien surprenant, un temple, encore un, enfoui par la jungle. Plus loin, une route s’élargit dans sa poussière rouge, … un panneau gigantesque flanqué du badge de l’UNESCO nous accueille, nous pénétrons dans un site d’exception, … tellement beau qu’il n’y en n’a aucun trace ou photos dans le Lonelyplanet ( ???), un peu comme si ce site ne méritait pas le déplacement. Il est tout simplement exceptionnel ! Une pyramide haute de ??? m dans le plus pur style maya se dresse derrière un vieux temple qui fait office de trompe-l’œil. Nous l’escaladons en plein chaleur et le panorama qui s’offre à nous est divin. Sans doute un de notre coup de cœur ! Incompréhensible qu’il ne soit nulle part dans les agences ni les guides. Nous vous le conseillons. 

 

Prasat Preah Vihar est lui dans tous les guides qui l’introduise pour un avant-propos sur les conflits modernes et tensions entre les deux pays. Un peu anxiogène ? Même pas, les militaires en tong, la chemise ouverte, le site est silencieux.

Nous louons les services de 3 chauffeurs de scooter (nous y avons pris goût depuis notre escapade en jungle et forêt) ; notre driver s’inquiète. Nous sourions et attaquons l’immense montée que même le dernier vainqueur du Tour de France ne s’y risquerait. C’est à pic en montée. Trop drôle et décoiffant. Non, finalement la route est correcte…Sur ce ponton rocheux, un escalier monumental découvert en fin de visite qui donne tout son sens au site. À notre arrivée, juste un temple d’accueil complètement effondré qu’il nous faut dépasser et là,… à notre droite, une route faite de dalles qui montent jusqu’au temple surélevé, la vision grandiose apparaît, et ce n’est pas tout, il faut encore le traverser, comme si nous passions de fenêtre en fenêtre pour découvrir le temple principal ! Ce site figure lui aussi à l’UNESCO, et c’est bien juste, il est exceptionnel.

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( NB/ L’escalier majestueux est presque condamné, très vite balayé d’un regard, pourtant il indique vers où le temple est dirigé, vers où il se montre, … vers l’autre côté, la Thaïlande. On comprend désormais mieux pourquoi les deux parties le revendiquent…)

Ce dernier jour angkorien nous ramène tout doucement vers le sud, vers Kampong Tom et aussi vers la capitale. Cette dernière visite nous a vraiment fatigué, il faut aussi pour nous tous souffler après dix jours de visites. Nous arrivons dans le fin fond du Cambodge où, un dimanche, nous assistons à une myriade de Cambodgiens venus se prélasser à l’ombre de quelques 14 « petits » temples qui sont à la naissance de l’art khmer. Nous avons failli louper le principal, aucun regret d’être passé par là, c’est vraiment une halte qui ferme notre beau chapitre de la découverte d’Angkor, … nous en avons pris plein les yeux !!!