L’euphorie du premier mois dans les Petites Antilles ! Retour en septembre 2019 (1/4)

 … Il y a quelque chose qui se vit au quotidien, comme une perle au fond du coeur qui nous dit :  » , regarde le Nouveau Monde, regarde-toi, regarde-nous, … «  . Sur les bons conseils de Gilles V.  qui ne comprenait pas que le blog se soit arrêté à notre arrivée il y a un an, tentative de retour sur le passé pour remettre le blog à l’heure, retour il y un an, … L’euphorie du premier mois dans les Petites Antilles. 

Sur les hauteurs de Balata, la rentrée de septembre 2019 ! C’est pour aujourd’hui !

Heureusement, nous avons enfin récupéré notre voiture bloquée depuis trois semaines sur le quai. Grâce à Noé et Cha, notre énième visite à la douane passe en force, Noé aura un sac de cours, ses affaires, nous ouvrons les quinze caisses coincées dans la voiture pour récupérer le matériel scolaire. Alors, comme c’est un grand jour, nous arrivons à temps, tout le monde est sur le pont, les nouveaux uniformes sont repassés, les jupes plissés, Auguste à la main ou dans les bras, nous sommes tous de retour avec l’appréhension de la rentrée. Noé rentrera avec Maman, trop beau qu’il est dans sa belle chemise blanche. Il y a un an, c’était déjà la cas, rebelote, nous recommençons une nouvelle vie, et il faudra que nous passions tous par là, nous amorçons  la descente vers le Séminaire Collège … pour Noé, une fois de plus, une nouvelle école, un nouveau système. Une nouvelle aventure, il entre le premier.

Pour Auguste, la vie est un jeu, mais il y a tout de même un peu de nervosité, au fur et à mesure que nous descendons le chemin. Mais Auguste aime l’école.

Nous sommes accueillis dans la cour par Madame la Directrice, Madame Mazot, traditionnel discours de rentrée. Puis, c’est au tour d’Eléonore, même chemin, même appréhension, plus on grandit et plus on prend peur de l’inconnu, et toujours le sourire bienveillant de Maman qui rassure.

Maya entre au Lycée, discours académique, il n’y aura pas de photos, chez les grands, c’est plus rapide mais le coeur bat la chamade à l’appel de son nom au micro, … La secrétaire accueille Maya et la présente à un groupe de jeunes filles, très vite la discussion et la curiosité ont brisé les premières barrières. Mais Maya partira déjà de son groupe sous les cris, elle est attendue dans une autre classe, celle de la sous-directrice, je la regarde monter les marches, s’engouffrer dans cet inconnu, pour elle aussi la dose de stress est palpable, et puis, … pour la première fois depuis bien longtemps, nous nous retrouvons seuls et sans enfant.

Alors, pour s’évader de cette première semaine, la surprise du chef en la personne d’Erol qui offre aux septembriens, noms donnés à ceux de la famille qui fêtent leur anniversaire en Septembre un cadeau aussi incroyable qu’inédit : Le survol de la Martinique dans son avion de tourisme.

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Erol est un homme timide, posé, c’est dans une calme olympien qu’il nous emmène pour cette excursion de dingue, nous nous connaissons que depuis maintenant trois semaines et c’est le kiff de la rentrée pour Auguste (8 septembre : 4 ans), Eléonore (15 septembre : 11 ans)  et pour moi (6 septembre : toujours aussi jeune ! ) : Nous allons découvrir notre monde de la haut. Nous embarquerons sur un petit avion, passons la douane, nous marchons à même le tarmac, l’avion est là, Erol en fait le tour, je touche les ailes, il a l’air solide, Auguste peut même monter dessus, Eléonore se demande si vraiment on ne risque rien. Erol ne répond pas, elle angoisse quand même un peu, Moi, je m’amuse, je vais pouvoir prendre mon pied, et puis décollage, on parle dans les micro, on s’évade, un moment inédit. Et je peux même tenir le manche au dessus du Diamant. Sensation de dingue, comme dans un jeu, on tire on voit les nuages, on abaisse, on voit la mer, … plénitude !!!

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L’école reprend, et nous découvrons la Martinique à deux. Déjà dit mais cela nous fait bizarre, d’être juste deux. Nous partons sur la Côte Caraïbe, direction Case – Pilote, petite bourgade au bord de la mer. Nous sommes surpris par le calme, la quiétude du village, la couleur de ses maisons, un coup de coeur pour nous.

Tout au bout de la petite digue, un jeune homme derrière son bar en bois entièrement coloré nous interpelle :  » Venez prendre un verre, le bar est ouvert ! «  . Nous nous y sommes attablés, c’est son sourire qui est ensoleillée. Et très vite, nous comprenons que bientôt ce sera la rencontre qui va changer nos vies.

 » Le Reef « , ce sera bientôt notre QG, nous rencontrons Wesley, ce grand garçon et Sylviane sa maman nous concocte un plat du coin, une fine cuisinière, une découverte du rhum bien servi, sous le soleil de la Martinique.

Case – Pilote, c’est aussi la quiétude de sa petite placette, son église où son plafond en bois est le fond de cale d’un navire, son cimetière atypique – toujours visiter les cimetières, ils ont tant de choses à nous dire ! Alors, nous y revenons avec les enfants et parcourons à nouveau le village

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Et là, une surprise à côté de la Mairie, une petite allée, et quelques cabanes en piteuse état : un mémorial à l’immigration indienne, nous y découvrons une stèle, un panneau commémoratif et cinq cabanes en bois délabrées au nom des cinq comptoirs commerciaux français : Mahé, Yanaon, Chadernagor, Karaikal et Pondichéry. Retour chez nous, encore une chose que l’on ignorait : « les coolies » d’ici, nom qui jadis déterminait « les travailleurs » indiens importés pour transporter les marchandises des navires; ils sont des milliers d’Indiens à débarquer dans les Antilles vers 1850, nous l’ignorions, on ne connait pas l’histoire encore de la Martinique.  Aujourd’hui, le terme existe toujours dans les Antilles. Les Martiniquais se définissent souvent en termes ethniques, encore une surprise.

Et retour au Reef avec Maya cette fois, avant son grand départ pour Paris, et quelle surprise, à peine arrivée en Martinique, Maya repart en Europe avec sa classe pour participer au Prix Goncourt des Lycéens !

Maya est donc partie, les trois autres à l’école, le village suivant n’est qu’autre que l’immense plage de la Grande Anse au Carbet, il pleut aussi en Martinique, parfois même violemment… Les palmiers ne nous protégeront pas.

 

 

 

 

 

 

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