à nous la Martinique !!! Retour sur un drôle départ dans les Antilles

Juillet 2019

C’est fait, les enfants sont partis, un soir, vers Lille et puis Wimereux où nous les rejoindrons, les caisses s’entassent dans les couloirs, le salon, les trajets s’accélèrent vers la déchetterie, vers les « Petits Riens », la version Emmaüs de Bruxelles, …

Quinze ans que nous entassons nos souvenirs, de ces petits objets que l’on dit qu’ils serviront bien encore un jour, une cave si petite qu’elle en abrite des trésors, … dans le matériel du camping, nous retrouvons même la bague de Bali, perdue il y a un an, signe du destin que nous emportons avec nous un bout de vie. Les enfants ont été formidables, ils ont bien compris qu’une partie partirait dans 14 caisses sur le bateau fin juillet, les autres seront empilées dans un garde-meuble à Bruxelles avant un envoi dans le futur. Trier ses souvenirs, ce que l’on chérit par dessus tout est une relecture du passé qui projette l’avenir. Il y a quelque chose de sain mais de paniquant à la fois. Tendance à tout garder, tendance à tout jeter, tout est une négociation, …

Pour Julie et Lambert, ce sont les adieux à Strombeek-Bever, mais bien loin d’adieux à notre affection familiale, juste le temps des embrassades, de deux soirées exclusives en tête à tête pour tout se dire, après les joies de porter les enfants dans ses bras dans les derniers rayons du soleil de ce minuscule jardin que nous avons tant aimé et qui nous l’a si bien rendu. Sans aucun doute, une pièce que nous regretterons tant les souvenirs des bonheurs des fêtes durent nombreux.

Pour les enfants, nous profitons pour la deuxième année, au plus grand bonheur de Noé du passage du Tour de France, en bas de la rue à la Tour japonaise pour le contre-la-montre par équipe. avant que tous ne profite d’une journée au parc d’attraction pour le bonheur des plus grands comme des tout-petits. Ce sont les derniers moments marquants, avant le départ qui approche si vite, … Pourtant, les sourires sont éclatants, il est vrai qu’après s’être tant battus dans les arcanes des administrations et des écoles, les enfants tout comme nous sommes heureux de souffler un peu.

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Les adieux aux marraines et parrain, dernière photos des cousins ? Mheu non, nous les retrouverons toutes et tous en vacances dans un mois. ouf !

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Entre les deux, un moment de douceur, la mariage de Manuella, la cousine de Charlotte. (…). Repartir à Paris, arriver les derniers en short sans se faire remarquer et passer trois jours en amoureux, profiter des cousines et des cousins, leur expliquer notre projet et puis surtout aussi, détente avant la dernière semaine qui sera la plus chaude de l’été. Une véritable respiration, le temps aussi de se détendre le long de la Seine par une nuit d’été, le lendemain à la piscine, et s’écouter, tout organiser pour que les vacances commencent. Enfin !

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Retour en Belgique. A la vision du camion de déménagement, nous comprenons encore plus que le vide laisse place à une maison, sans ses objets, une partie de son âme disparaît; elle parait plus grande qu’à notre arrivée. Les déménageurs s’activent et en une journée, une vie qui passe. Quand nous refermons la porte, seules les 14 caisses que nous emportons en Martinique nous attendent.

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Demain, nous partons à Saint Nazaire. De nouveau, ce sont les amis fidèles qui partent en expédition, juste 1700 km aller/retour à se farcir, juste pour nous. Avec Louky et Gilles, Julie, nous traversons pour la dernière fois les routes de France vers le port.

Bizarre de voir nos trois véhicules partir avant nous, à l’autre bout de la Terre. L’occasion aussi de partager des moments de complicité, comme une dernière fois qui n’en sera jamais une. Toujours, ils reviendront à nous comme nous toujours aussi à eux. Julie nous annonce qu’elle arrivera la nuit du Nouvel An en Martinique, Louky et Gilles doivent regarder dans leur agenda, histoire de voir comment la retraite – pourra-t’il un jour la prendre (?) – de Gillou se passera en 2020 ? Toujours est-il que nous arrivons dans une ville quasi morte le soir, on s’improvise une vraie guindaille dans la chambre d’hôtel à défaut de trouver un restaurant ouvert.

Le lendemain, pas le temps de profiter de la piscine, il pleut comme sur nos petits coeurs de beurre. Les voitures rentrent dans des hangars et parkings, nous ne les reverrons que dans presque deux mois. Dernier resto dans une ville que nous connaissions pas, et la route retour s’annonce longue, très longue, … C’est exténué que nous arrivons enfin dans la nuit à Bruxelles, et de voir chacun rentrer chez soi, le coeur encore choqué que l’impensable arrive toujours trop vie; demain sera toujours un autre jour mais se dire au-revoir reste un sentiment bizarre, où l’immobilité du temps laisse flotter déjà la nostalgie des moments heureux passés trop vite.
Août 2019

Il est temps de lever une dernière fois le camp, nous trouvons une voiture familiale qui nous emmène à Hossegor, dans les Landes, pas très loin de Biarritz et du pays basque, rejoindre toute la petite famille pour une semaine de folie, avec tous les cousines et cousins,… comment qualifier cette semaine des dernières fois et des premières ? Nous avons juste envie de se retrouver, nous prenons la mesure à nouveau qu’un départ est difficile, juste une année après notre retour, nous essayons tous de profiter car ces moments sont précieux, mais, quoiqu’il en soit, les dés jetés sur l’inaccessible quête rend la semaine joyeuse. Entre les découvertes des excursions et les soirées, les sauts dans la piscine ou la complicité des enfants, la maison indienne de Fabien, un autre,… rend les choses faciles.

Les photos en sont toujours la preuve que rien ne remplace le bonheur familial.

Au soir de la dernière soirée, les coeurs sont un peu serrés, le lendemain, en quittant le gîte, personne ne veut y aller en premier; ce n’est pas un adieu, un éloignement certes, un au-revoir. Nous savons tous qu’il y aura la distance. Nous savons que cette prise de risque est devenu le challenge d’un bonheur à trouver. Nous connaissons les risques, les doutes. Si l’amour de cette semaine, gravée pour toujours en nous est à emporter, l’avenir seul dira si nous avons raison. Les routes sont longues, parfois, passant les landes, elles prennent des détours insoupçonnées, des ravines profondes, des au-delà qui semblent inaccessibles. Tant de lourdeurs pour plus de légèreté, tant de douceurs pour encore plus d’amour,… ? La question restera dans ce voyage familial, une réponse à découvrir.

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Dernier passage à Bruxelles pour embrasser Mamy Jeanne, Jan et Fanny, dernier passage au CDS embrasser notre ami fidèle Thierry, dernier apéro entre les voisins historiques André, notre ami de toujours, Marie-Rose et Guy, la page continue à se tourner.

Wimereux, dernier et historique camp de base pour l’anniversaire de Maya, comme d’habitude sur la digue. Philippe, le parrain de Maya passe sa journée avec nous, la tournée est finie mais les visages lumineux de bonheur s’affichent au crépuscule de l’avant-veille, dans deux jours, nous sommes en Martinique,…

Le retour à Lille nous appelle à plus de rigueur, il reste peu de temps, alors on retrouve les réflexes des bagages, du garage de Lambersart, celui de Papy, qui nous aide à tout fermer. Demain, l’aéroport, … dans cette grande voiture que Papy ramènera à Bruxelles pour nous,…

Dernier repas tous ensemble, dernières photos sur le balcon, avec Mamy qui ne cesse de dire que nous lui en faisons voir, presque la même photos, deux années après. Là, il y a comme un coucher de soleil, qui attendra la nuit du voyage pour se réveiller sur un autre matin, sur notre île inconnue.

Sur la route, les derniers vestiges de paysages que nous aimons tous, ces champs à perte de vue, cette autoroute sans station radio, elle nous conduit vers notre nouvelle vie. On sent la crispation de l’embouteillage parisien, ce périphérique interminable jusqu’à Orly; Papy décompte, nous aussi, nous avons bien le temps, nous sommes même largement en avance mais on sait comment cela va se terminer.

Derniers câlins, Nous regardons Papy s’engouffrer dans la voiture pour près de trois heures de route, à murmurer sa solitude, nous sommes avec lui, quelque part  lui obligeant à vivre la petite déchirure mais pouvons-nous faire autrement quand on change de vie ? Juste redire à quel point nous les aimons si fort, d’un amour tellement grand qu’il faille aussi pour nous le vivre pleinement,… Partir.

L’aéroport apporte aux voyageurs la frénésie du départ, l’ambiance du partir justement, entre milliers de touristes et leur charge de CO2, les milliers de travailleurs qui passent de bout en bout de la planète pour faire de notre économie la plus riche de la Terre, et leur charge de CO2,… Et, nous, avec notre charge de souvenirs immuables vers une destinée enchanteresse. Partir,…

Demain, nous sommes en Martinique.

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